Tom Hanks : “On peut toujours se réinventer”

05 Juillet 2011


Quinze ans après "That Thing You Do", Tom Hanks repasse derrière la caméra avec "Il n’est jamais trop tard". Une comédie romantique dans laquelle il donne la réplique à Julia Roberts

Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de repasser derrière la caméra ?
Parce que je n’avais pas trouvé de projet qui m’emballe assez pour que j’aie envie de le réaliser. Généralement, quand je lis un scénario, c’est pour voir s’il y a un rôle pour moi. Mais avec "That Thing You Do" et Il n’est jamais trop tard, j’ai eu un véritable coup de foudre pour le sujet. Je n’ai pas eu envie de laisser quelqu’un d’autre s’en charger.

Qu’est-ce qui vous a interpellé dans le projet ?
C’est une histoire que j’avais envie d’approfondir. Ce type, qui est forcé de se remettre en question et de réexaminer tout son monde, me parle intimement car en tant qu’acteur, c’est ce que je fais à chaque rôle. Et puis j’avais envie d’un film loin du cynisme ambiant.

Vous vouliez faire un film avec un message positif ?
Oui, à un certain degré. Je ne suis pas naïf et jamais je ne me permettrais de donner des leçons et de dire aux gens comment ils doivent résoudre leurs problèmes. Mais la chose fabuleuse avec le cinéma c’est que l’on peut communiquer avec les gens et leur donner des idées. Ce n’est pas facile de rester optimiste quand tout va mal. Mais c’est possible. Les films peuvent donner une autre vision du monde.

Vous croyez à la seconde chance ?
Je crois à la troisième et même à la quatrième chance ! Le rêve américain, ce n’est pas d’avoir une belle voiture et une grande maison mais de pouvoir se réinventer, d’avoir la chance de tout recommencer, que ce soit par nécessité ou par choix. J’en suis d’ailleurs l’exemple parfait. Mes parents ont divorcé quand j’étais très jeune. Mon père s’est marié trois fois, ma mère est retournée à la fac. J’ai tellement déménagé qu’à 10 ans j’avais déjà vécu dans dix maisons différentes !

Vous n’avez jamais connu de période creuse dans votre carrière. Quelle est la clé de votre succès ?
J’aime à croire que je suis une personne naturellement curieuse et ouverte. Je n’accepte jamais un rôle s’il ne me fascine pas. Je pourrais faire un tas de films pour l’argent. Mais je ne tourne que si ça en vaut la peine. Même si je suis le seul à y croire !

Dans le film, vous donnez la réplique à votre femme, Rita Wilson, et à Julia Roberts. Ce sont deux actrices qui vous inspirent ?
Ce sont les deux meilleures ! Rita, je lui ai laissé choisir le personnage qu’elle avait envie de jouer. Et elle a voulu incarner la banquière qui me refuse un crédit. Quant à Julia, je pensais déjà à elle quand j’ai écrit le scénario avec Nia Vardalos. Je suis content qu’elle ait accepté de me faire confiance car elle a été formidable. Et surtout, on s’est amusés comme des fous sur le tournage ! 

Source : Metro France